Brûlot d’automne…

Un panache de fumée blanche s’élève du cœur d’un jardin.

Ça me revient…

Derrière ma fourche qui me dépassait d’une tête, je surveillais le feu allumé par mon grand-père dans son verger en friche d’automne. Les volutes éphémères se dessinaient dans le ciel gris, si bas. L’amas de branches mortes et de feuilles encore humides crépitait, au-dessus déjà les flammes joyeuses dansaient parées de jaunes et d’oranges. Le rouge aux joues, les griffes de la fourche dressées en avant, je ravivais le foyer ardent si chaud. L’odeur de fumée imprégnait mes vêtements, ma peau, mes cheveux comme un subtil parfum. En fin de soirée, la cendre refermait son rideau sur les braises qui dans leur intimité s’éteignaient à petit feu…

feu1

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